La plupart des responsables de la chaîne d’approvisionnement poursuivent activement des initiatives en matière de développement durable

Deux tiers des hauts responsables de la chaîne d’approvisionnement (66 %), selon la dernière enquête de Blue Yonder, agissent déjà pour réduire l’impact de leurs activités sur l’environnement. Il s’agit d’un signal clair d’intention dans les grandes entreprises générant plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. Près de la moitié d’entre elles disposent d’équipes dédiées au développement durable et plus de la moitié attribuent des responsabilités environnementales et climatiques directement à leur chaîne d’approvisionnement. Le développement durable n’est plus une conversation au niveau du conseil d’administration, détachée des opérations, il fait désormais partie de la façon dont le travail est effectué chaque jour.

Mais l’ambition seule ne suffit pas à changer les choses. Seul un dirigeant sur cinq, soit à peine 20 %, se sent confiant dans la réalisation de ses objectifs de développement durable. Ce n’est pas une question de volonté, mais d’exécution. La plupart des organisations sont encore en train de naviguer dans la complexité des processus de changement sans perturber les opérations quotidiennes, en trouvant le bon équilibre entre la performance, la rentabilité et le progrès. Pour les dirigeants, cette lacune montre où le leadership, les données et la conception opérationnelle doivent s’aligner.

La véritable durabilité ne se limite pas à la conformité ou à l’établissement de rapports. Il faut intégrer la sensibilisation à l’environnement dans toutes les décisions opérationnelles, les prévisions, les achats, la logistique et le suivi des performances. Ce type d’intégration exige des investissements dans des outils, une responsabilité claire et un état d’esprit qui lie l’efficacité à la durabilité plutôt que de les traiter comme des objectifs distincts. Les dirigeants qui parviennent à établir ce lien passeront plus rapidement que leurs concurrents de l’intention aux résultats mesurables.

Le développement durable est de plus en plus intégré dans la planification opérationnelle

L’enquête révèle un changement dans la manière dont le développement durable est considéré comme une priorité. Seuls 12 % des responsables de la chaîne d’approvisionnement placent désormais le développement durable parmi leurs trois principales préoccupations stratégiques, ce qui représente une forte baisse par rapport aux 24 % enregistrés l’année précédente. Il ne s’agit pas d’un signe de déclin de l’engagement, mais d’un reflet de la réalité. L’inflation, l’augmentation du coût de la main-d’œuvre et la volatilité mondiale ont poussé de nombreuses entreprises à se recentrer sur la survie et le contrôle des coûts à court terme. En fait, 68 % des dirigeants interrogés ont cité ces pressions économiques comme étant leurs principales préoccupations.

Pour autant, le développement durable n’a pas disparu, il est simplement mieux intégré dans les initiatives pratiques. De nombreuses organisations lient les objectifs environnementaux à l’efficacité opérationnelle, à la productivité et à l’optimisation des ressources. Moins de projets verts autonomes voient le jour ; au lieu de cela, la durabilité est intégrée dans les améliorations de processus visant à réduire les déchets, à affiner la planification et à réduire la consommation d’énergie. Il s’agit d’une évolution pragmatique et importante. L’intégration de la durabilité dans les décisions quotidiennes peut produire des résultats plus rapides et plus durables que des programmes environnementaux distincts qui se battent pour obtenir un budget ou de l’attention.

Pour le chef d’entreprise, ce changement exige une clarté stratégique. La responsabilité environnementale peut coexister avec la rentabilité, mais seulement si elle se reflète dans les indicateurs qui comptent, le coût unitaire, l’efficacité des stocks, les performances logistiques et la consommation d’énergie. Le développement durable doit être géré avec la même urgence et la même précision que tout autre objectif commercial. Elle devient alors non seulement un objectif d’entreprise, mais aussi une source de résilience sur des marchés incertains.

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L’amélioration de la transparence des données et la technologie de prévision sont considérées comme des outils essentiels pour faire progresser les opérations durables.

La clarté des données est le fondement d’une chaîne d’approvisionnement durable. L’enquête montre que 26 % des dirigeants considèrent que le renforcement des capacités en matière de données et de traçabilité est essentiel pour progresser, tandis que 33 % estiment que les technologies de prévision avancées sont les outils les plus puissants pour y parvenir. Ces priorités montrent que le développement durable s’intègre de plus en plus dans la mécanique opérationnelle, que la visibilité des données, l’analyse prédictive et la planification en temps réel deviennent essentielles pour réduire les déchets et optimiser l’utilisation des ressources.

Les dirigeants apprennent que sans données claires, les objectifs de durabilité risquent de rester abstraits. Lorsque la traçabilité s’améliore, chaque étape de la production, du transport et du stockage devient une partie mesurable de l’empreinte environnementale. Cette transparence permet aux équipes opérationnelles de repérer les inefficacités, de gérer les émissions avec plus de précision et de faire des compromis en connaissance de cause lorsqu’il s’agit d’équilibrer les coûts et l’impact. Les systèmes de prévision, quant à eux, permettent aux entreprises d’anticiper plus précisément l’offre et la demande, ce qui réduit la surproduction et évite les transports inutiles.

Pour les dirigeants, la voie à suivre est celle de la visibilité et de la prévoyance. Investir dans une infrastructure numérique qui rassemble les données opérationnelles de toutes les fonctions n’est pas seulement une question d’efficacité, c’est aussi une question de responsabilité. Plus les données sont claires, plus il est facile d’établir un lien entre les performances en matière de développement durable et les performances financières. Ce lien transforme la responsabilité environnementale d’un exercice théorique en un avantage concurrentiel.

L’intelligence artificielle est largement considérée comme un outil d’amélioration opérationnelle plutôt que comme un moteur direct de la durabilité.

L’enquête montre que la réputation actuelle de l’IA dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement tourne autour de la performance et du contrôle. Vingt-neuf pour cent des personnes interrogées considèrent que l’amélioration de la planification et de la prévisibilité est le principal avantage de l’IA. Vingt-six pour cent soulignent l’amélioration de la gestion des risques et vingt-trois pour cent la rapidité de la prise de décision. Seuls 11 % établissent un lien direct entre l’IA et les résultats en matière de développement durable, et 13 % seulement l’associent à une meilleure traçabilité. Les résultats suggèrent que si l’IA façonne des chaînes d’approvisionnement plus intelligentes et plus rapides, son potentiel environnemental reste largement sous-estimé.

L’impact réel de l’IA est plus complexe. En automatisant les tâches et en identifiant les inefficacités en temps réel, l’IA réduit les déchets et la consommation d’énergie, même si la durabilité n’est pas l’objectif explicite. Chaque algorithme qui améliore la précision des prévisions, optimise les itinéraires de transport ou ajuste les calendriers de production contribue indirectement à la réduction des émissions et à une meilleure utilisation des ressources. Le lien n’est tout simplement pas toujours explicite dans les stratégies d’entreprise.

Pour les dirigeants, la conclusion est simple : La pleine contribution de l’IA à la durabilité dépend de l’intention et de l’application. Lorsqu’elle est guidée par des paramètres environnementaux clairs, l’IA devient plus qu’un simple outil d’amélioration de la productivité, elle se transforme en un instrument stratégique à l’impact mesurable. La véritable opportunité réside dans la conception de modèles d’IA qui alignent l’optimisation opérationnelle sur les indicateurs de durabilité, en veillant à ce que les deux objectifs progressent au même rythme.

Les opinions sur l’adéquation et l’impact des objectifs actuels en matière de développement durable sont très partagées.

L’enquête révèle un clivage dans le sentiment des dirigeants quant à l’ambition en matière de développement durable. Un quart des responsables de la chaîne d’approvisionnement estiment que les objectifs actuels ne sont pas à la hauteur des besoins. Un autre quart estime que des objectifs plus ambitieux pourraient perturber considérablement les opérations. Ces points de vue opposés mettent en évidence la tension pratique entre l’ambition et la faisabilité que les grandes organisations doivent gérer. De nombreux dirigeants reconnaissent l’ampleur de la transformation nécessaire, mais craignent également qu’un changement significatif ne remette en cause les flux de travail, les cycles d’approvisionnement et les modèles logistiques existants.

Cette division est le signe d’une phase de maturité dans le domaine de la durabilité des entreprises. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment agir de manière agressive sans éroder la stabilité des performances. Les dirigeants sont contraints de mettre en balance les perturbations à court terme et la pertinence à long terme de l’industrie. Pour obtenir des gains significatifs en matière de durabilité, il faut souvent repenser les processus et investir dans de nouveaux outils, mais la résistance vient généralement de l’incertitude que ces changements créent dans les systèmes établis.

Pour les décideurs, l’heure est au réalisme stratégique. Les progrès dépendent de la définition d’objectifs de développement durable qui mettent l’organisation à rude épreuve sans pour autant briser sa colonne vertébrale opérationnelle. Cela signifie qu’il faut intégrer des mesures environnementales dans les cadres de performance, les relier à des incitations financières et communiquer une feuille de route claire que les équipes et les partenaires pourront suivre. Les organisations qui parviennent à trouver cet équilibre le plus efficacement possible ne se contenteront pas de répondre aux attentes en matière d’environnement, elles renforceront également leur résilience opérationnelle.

Blue yonder s’appuie sur la technologie pour intégrer le développement durable dans ses solutions de gestion de la chaîne d’approvisionnement.

Les récentes mises à jour de Blue Yonder montrent à quel point la technologie devient un élément central de la gestion de la chaîne d’approvisionnement durable. L’entreprise a amélioré sa gamme de produits avec des outils tels que le calculateur d’émissions logistiques et de nouvelles intégrations dans sa plateforme Sustainable Supply Chain Manager. Ces intégrations relient les systèmes de planification de la demande, d’allocation et de réapprovisionnement, ce qui permet d’aligner les décisions opérationnelles sur les mesures environnementales. Ces mises à jour intègrent le suivi des émissions dans la planification et l’optimisation de routine, aidant ainsi les entreprises à mesurer et à agir en temps réel sur les performances en matière de développement durable.

Cette approche intègre le développement durable dans la conception des opérations plutôt que de le traiter comme une initiative distincte. Elle permet aux entreprises d’aligner leurs objectifs économiques sur leur responsabilité environnementale, en comblant le fossé entre la conformité et l’amélioration continue. Pour les dirigeants, il s’agit également d’un changement pratique, qui intègre le développement durable dans les systèmes qui favorisent la rentabilité plutôt que de l’ajouter comme une couche externe de rapports ou de réglementations.

L’intégration de mesures de durabilité dans les systèmes de planification crée une boucle de rétroaction plus forte entre la décision et le résultat environnemental. Lorsque chaque plan de transport, choix de réapprovisionnement et ajustement des prévisions tient compte des données relatives aux émissions, le développement durable fait partie du rythme quotidien de l’organisation. Ce niveau d’alignement permet non seulement de soutenir les objectifs climatiques, mais aussi d’instaurer un climat de confiance avec les régulateurs, les investisseurs et les consommateurs à la recherche de rapports de performance transparents.

Faits marquants

  • Écart d’exécution en matière de développement durable : La plupart des dirigeants de la chaîne d’approvisionnement agissent en faveur du développement durable, mais seuls 20 % d’entre eux sont confiants dans les résultats obtenus. Les dirigeants doivent aligner leur ambition sur une exécution mesurable en intégrant le développement durable dans les opérations quotidiennes par le biais de données, de la responsabilité et d’une appropriation claire.
  • Redéfinition des priorités stratégiques : Le développement durable est passé d’une priorité de premier ordre pour 24 % à 12 % des dirigeants en raison de l’inflation et des pressions exercées sur le coût de la main-d’œuvre. Les dirigeants devraient lier les objectifs environnementaux aux mesures d’efficacité et de rentabilité afin de maintenir une orientation à long terme dans un contexte de réalités économiques changeantes.
  • Prise de décision fondée sur des données : Avec 26 % de citations de la traçabilité et 33 % des prévisions comme facteurs clés, la transparence des données est considérée comme cruciale pour faire progresser le développement durable. Les dirigeants devraient moderniser les systèmes de données afin de relier les performances environnementales, opérationnelles et financières tout au long de la chaîne de valeur.
  • Le rôle inexploité de l’IA en matière de développement durable : L’IA est appréciée pour la planification et l’efficacité, mais sous-utilisée pour les progrès environnementaux. Les décideurs devraient aligner les applications de l’IA sur les indicateurs clés de performance en matière de développement durable afin d’étendre ses avantages des gains de productivité à des réductions mesurables des émissions de carbone et des déchets.
  • Trouver un équilibre entre ambition et perturbation : La moitié des dirigeants interrogés sont partagés entre la demande d’objectifs plus ambitieux et la crainte de perturbations opérationnelles. Les dirigeants devraient établir des jalons de durabilité évolutifs et réalistes qui favorisent le changement sans nuire à la stabilité du flux de travail.
  • Intégration de la technologie pour un impact mesurable : Les outils améliorés de Blue Yonder, tels que le calculateur d’émissions logistiques, permettent de mesurer la durabilité au sein des systèmes de base. Les dirigeants devraient suivre ce modèle, en intégrant des mesures de durabilité dans la planification et l’optimisation afin de transformer les objectifs environnementaux en performances commerciales exploitables.

Alexander Procter

avril 29, 2026

12 Min

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