200 entreprises britanniques adoptent définitivement la semaine de travail de quatre jours

Deux ans après l’une des plus vastes expériences jamais menées sur la semaine de travail, 200 entreprises britanniques se sont engagées à adopter un horaire permanent de quatre jours. Le projet pilote, créé par 4 Day Week Global, la campagne britannique 4 Day Week et Autonomy, a testé une semaine de 32 heures sur une période de six mois. Des entreprises des secteurs de la technologie, du marketing et de la bienfaisance y ont participé. Les résultats ont été clairs : la productivité est restée élevée et le bien-être des employés s’est considérablement amélioré. Les entreprises ont vu des travailleurs plus heureux atteindre des niveaux de performance identiques ou supérieurs, sans baisse de salaire ou de qualité.

Juliet Schor, professeur au Boston College et chercheuse principale de l’étude, a déclaré : « Le bien-être des employés augmente considérablement, et la productivité déclarée augmente encore plus ». Ses conclusions confirment ce qui est évident pour quiconque dirige des équipes modernes : lorsque les gens ont davantage de contrôle sur leur temps, le rendement s’améliore. Le changement concerne environ 5 000 employés qui travaillent désormais un jour de moins par semaine, ce qui prouve qu’un changement à grande échelle des structures du lieu de travail est durable.

Pour les dirigeants, cela est important car cela montre comment un projet pilote bien conçu peut créer une transformation durable. Il n’est pas nécessaire de tout bouleverser d’un coup, il suffit de tester, de mesurer, d’affiner et d’étendre. Les entreprises qui ont opté pour ce changement permanent ne l’ont pas fait par idéologie. Elles l’ont fait parce que cela fonctionnait. La productivité et le moral ont augmenté, les coûts sont restés stables et la rétention des talents s’est améliorée. Les dirigeants avisés ne se concentrent pas sur la durée du travail, mais sur les résultats et l’alignement sur des modèles d’entreprise tournés vers l’avenir.

Des essais mondiaux confirment les avantages d’une semaine de travail plus courte

Le succès observé au Royaume-Uni n’est pas isolé. Dans le monde entier, des essais aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, en Allemagne, au Portugal, au Brésil et en Australie donnent des résultats similaires. La réduction du nombre d’heures de travail, la stabilité de la productivité et l’amélioration du bien-être sont des thèmes récurrents. D’autres pays, comme l’Italie, les pays nordiques, la France et la Belgique, ont déjà entamé leurs propres études nationales. La dynamique est mondiale et s’accélère rapidement.

Juliet Schor, qui a également analysé les résultats au-delà du Royaume-Uni, a déclaré que les résultats globaux s’alignent sur ceux du projet pilote britannique. Cette cohérence est importante. Elle montre que des économies, des industries et des cultures différentes peuvent s’adapter à des horaires plus courts sans perdre en performance. Ce n’est pas seulement la politique qui est à l’origine de cette évolution, c’est aussi l’évolution des attentes. Partout, les travailleurs veulent du temps, de l’équilibre et des objectifs. Les entreprises qui s’adaptent constatent déjà une augmentation de l’engagement et de la loyauté.

Pour les dirigeants internationaux, il ne s’agit pas d’une tendance sociale, mais d’une évolution structurelle du mode de fonctionnement des entreprises compétitives. Les entreprises les plus performantes de la prochaine décennie concevront des systèmes qui rendront les heures moins nombreuses plus efficaces. Les données mondiales montrent que cette approche ne rend pas seulement les employés plus heureux, mais qu’elle améliore la productivité et réduit l’épuisement professionnel. Les entreprises qui l’ignorent risquent d’avoir des difficultés à attirer les meilleurs talents ou à maintenir leur efficacité à long terme.

La semaine de quatre jours n’est plus à la limite de l’innovation ; elle devient un avantage concurrentiel mesurable. Les entreprises capables de réévaluer des modèles de travail profondément enracinés seront en tête en termes de productivité, de durabilité et de performance humaine.

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La main-d’œuvre et les employeurs américains sont de plus en plus favorables à la réduction de la semaine de travail

La tendance à la réduction du temps de travail s’accélère aux États-Unis. Un sondage Harris réalisé en 2024 pour l’American Psychological Association a révélé que 81 % des 2 027 adultes employés pensent qu’ils pourraient être tout aussi efficaces en travaillant quatre jours par semaine. Plus révélateur encore, 67 % d’entre eux pensent que ce modèle deviendra la norme de leur vivant. Les entreprises réagissent déjà : le pourcentage d’employeurs américains proposant une semaine de quatre jours est passé de 14 % en 2022 à 22 % en 2023. Ces changements mettent en évidence un réalignement pratique de la façon dont les Américains perçoivent la productivité et l’équilibre au travail.

Ce changement n’est pas seulement dû au fait que les employés recherchent la flexibilité, mais aussi au fait que les entreprises reconnaissent des avantages mesurables. Alors que les entreprises réévaluent les moyens de rester productives et de retenir les talents, la structure à quatre jours fait ses preuves. Pour les employés, la semaine plus courte réduit l’épuisement professionnel et améliore la concentration. Pour les employeurs, elle permet de réduire l’absentéisme et d’améliorer les performances, ce qui est bénéfique pour les deux parties. Les données reflètent également une transition culturelle plus profonde de l’évaluation basée sur le temps à l’évaluation basée sur les résultats.

Pour les dirigeants américains, il s’agit là d’une opportunité majeure d’innover en matière d’aménagement du lieu de travail. Cette tendance montre que la flexibilité et l’efficacité sont devenues des leviers concurrentiels essentiels. Les chefs d’entreprise qui réagissent rapidement attireront et retiendront des réserves de talents plus importantes. Ceux qui tardent risquent d’être confrontés à un taux de rotation plus élevé et à une baisse de l’engagement, car les professionnels plus jeunes et plus mobiles gravitent autour d’organisations offrant une meilleure qualité de vie. La planification stratégique doit inclure la manière dont la réforme de la semaine de travail s’inscrit dans les stratégies opérationnelles et de gestion des talents à long terme. Il ne s’agit pas de faire des concessions en matière de main-d’œuvre, mais d’optimiser les environnements de haute performance fondés sur les attentes modernes de la main-d’œuvre.

L’Islande, pionnière en matière de réduction de la semaine de travail, présente des avantages multiples

L’essai national réalisé très tôt par l’Islande reste l’une des démonstrations les plus claires de la manière dont la réduction de la semaine de travail peut transformer les performances et le bien-être. Les travailleurs sont passés d’une semaine de 40 heures à une semaine de 35 heures avec un salaire complet dans différents secteurs. Nora Keller, chercheuse principale à l’université de Saint-Gall, a observé qu’en dépit de la réduction du nombre d’heures de travail, la productivité est restée stable ou s’est améliorée. Les résultats vont au-delà des performances individuelles : les entreprises ont fait état d’une réduction des coûts opérationnels, d’une diminution de la consommation d’électricité et d’une réduction des émissions dues aux déplacements domicile-travail.

M. Keller a noté que « les effets étaient durables, et pas seulement mesurés en termes de productivité ; les employés étaient en meilleure santé et moins stressés ». Ce résultat n’était pas temporaire, il a perduré des années après la fin des essais. Des employés en meilleure santé fournissent des résultats plus réguliers, ont moins besoin de congés de maladie et contribuent à l’engagement des organisations. Les essais islandais ont démontré que la réduction du temps de travail peut permettre d’atteindre des objectifs à la fois économiques et environnementaux, offrant ainsi un modèle qui concilie le bien-être humain et les objectifs de durabilité.

Pour les cadres, ce cas offre une vision opérationnelle claire. La productivité n’est plus strictement liée au temps passé au bureau. Elle est liée à la manière dont les équipes sont soutenues, reposées et motivées. L’expérience islandaise montre également des avantages mesurables en termes d’environnement et de coûts, ce qui permet d’aligner les performances de l’entreprise sur les priorités ESG. Les dirigeants qui souhaitent préparer leur entreprise à l’avenir devraient considérer la réduction de la semaine de travail comme un élément d’une stratégie plus large, qui améliore simultanément la santé, le développement durable et l’efficacité concurrentielle.

La semaine de travail conventionnelle de 40 heures est de plus en plus considérée comme dépassée

La semaine de cinq jours et de 40 heures, instaurée il y a près d’un siècle par Henry Ford, est de plus en plus critiquée pour son inadaptation à l’économie d’aujourd’hui. Lorsque Ford a introduit ce modèle en 1926, il a optimisé les flux de travail industriels. Mais le travail moderne, régi par les systèmes numériques, l’automatisation et la collaboration mondiale, ne fonctionne pas selon les mêmes contraintes. Le travail lui-même a changé, mais pas le calendrier.

Joe Ryle, directeur de campagne à la Fondation pour la semaine de 4 jours, affirme que le modèle standard du 9 à 5 ne reflète plus le rythme ou les réalités de la vie professionnelle moderne. Ce qui permettait autrefois d’équilibrer l’efficacité et le repos restreint aujourd’hui la flexibilité et l’innovation. Dans tous les secteurs d’activité, les dirigeants se rendent compte que le fait d’imposer la même structure à tous les rôles réduit l’efficacité. Les employés des secteurs axés sur la connaissance obtiennent de meilleurs résultats avec des cycles de travail plus courts et plus ciblés plutôt qu’avec des horaires prolongés.

Pour les cadres, cette évolution exige une remise en question pratique de systèmes établis de longue date. Il ne s’agit pas de réduire l’ambition, mais d’utiliser plus efficacement le capital humain. L’hypothèse selon laquelle des horaires plus longs sont synonymes d’une plus grande productivité ne résiste pas aux recherches actuelles. Les organisations modernes fonctionnent mieux avec des cadres d’horaires adaptables qui encouragent la créativité et l’engagement. Le recadrage de l’allocation du temps est stratégiquement nécessaire pour maintenir la vitesse de la concurrence.

Les données historiques renforcent également cette tendance. La décision de Ford de réduire le nombre d’heures de travail de 48 à 40 a permis d’augmenter la productivité et la production. Le même principe s’applique aujourd’hui, l’optimisation des heures sans réduction de salaire peut conduire à de meilleurs résultats si les systèmes sont conçus correctement. Le défi pour les dirigeants est de s’assurer que la mise en œuvre s’aligne sur des mesures claires, sur la responsabilité et sur des résultats mesurables. Les structures traditionnelles conçues pour les flux de travail de l’ère industrielle doivent évoluer si les entreprises veulent rester pertinentes dans l’économie numérique et hautement connectée d’aujourd’hui.

Les jeunes générations sont à l’origine de la demande de formules de travail plus souples

Les nouvelles attentes de la main-d’œuvre remodèlent les modèles d’emploi plus rapidement que n’importe quel mouvement ouvrier du siècle dernier. Les jeunes générations, en particulier les Millennials et la Génération Z, considèrent la santé mentale, l’équilibre et l’objectif comme des éléments essentiels de la conception d’une carrière. Ils ne sont pas désengagés, ils sont stratégiques. Elles considèrent la flexibilité comme une mesure de confiance et de respect entre l’employeur et l’employé.

Une étude de Spark Market Research montre que 78 % des salariés britanniques âgés de 18 à 34 ans s’attendent à ce que la semaine de travail de quatre jours devienne la norme d’ici cinq ans. 65 % d’entre eux rejettent un retour complet aux rôles traditionnels dans les bureaux. Lynsey Carolan, directrice générale de Spark Market Research, note que la santé mentale et le bien-être personnel sont les principales priorités à l’origine de cette attente. Pour ces travailleurs, la réduction du nombre d’heures de travail n’a pas pour but d’en faire moins, mais de maintenir une production durable sans s’épuiser.

Pour les cadres dirigeants, les tendances générationnelles de ce type sont essentielles à la planification de la main-d’œuvre. Aujourd’hui, la fidélisation dépend moins du seul salaire que de la manière dont les entreprises abordent la flexibilité et le bien-être. Les professionnels de la génération Z évaluent les employeurs en fonction de la façon dont ils respectent le temps, l’autonomie et les objectifs. Les entreprises qui réagissent à cette évolution construisent des marques d’employeur plus fortes et améliorent la fidélité à long terme.

En considérant les horaires flexibles comme une stratégie commerciale plutôt que comme un avantage, les dirigeants peuvent aligner les valeurs de la main-d’œuvre sur les objectifs de l’organisation. Des semaines de travail plus courtes encouragent l’innovation, réduisent la rotation du personnel et augmentent la productivité lorsqu’elles sont soutenues par des attentes et des indicateurs de performance clairs. La main-d’œuvre évolue, et les dirigeants doivent évoluer avec elle, non pas par des slogans, mais par des systèmes pratiques qui rendent la flexibilité viable sur le plan opérationnel.

Principaux enseignements pour les décideurs

  • Les entreprises britanniques valident le modèle de la semaine de travail de quatre jours : Le succès de 200 entreprises britanniques prouve qu’un horaire de quatre jours bien structuré peut maintenir ou améliorer la productivité tout en stimulant le bien-être des employés. Les dirigeants devraient tester des modèles similaires pour améliorer la fidélisation et l’efficacité opérationnelle.
  • Des essais à l’échelle mondiale confirment des gains de performance évolutifs : Les résultats cohérents obtenus dans plusieurs pays montrent que la semaine de quatre jours est adaptable à tous les secteurs et à toutes les cultures. Les dirigeants devraient y voir un changement stratégique vers des structures axées sur les résultats, et non une expérience locale.
  • L’adoption de la flexibilité aux États-Unis est le signe d’attentes croissantes de la part de la main-d’œuvre : Avec une demande croissante de la part des employés et une adoption de plus en plus large de la part des employeurs, les entreprises américaines qui adoptent rapidement la flexibilité renforceront leur compétitivité en matière de recrutement et de fidélisation des meilleurs talents.
  • L’Islande démontre les avantages économiques et environnementaux du modèle : Les essais menés en Islande montrent que la réduction du nombre d’heures de travail permet de maintenir la production tout en réduisant les coûts et les émissions. Les décideurs peuvent aligner la réforme de la semaine de travail sur les objectifs de productivité et les mesures de durabilité.
  • Les modes de travail traditionnels ne sont plus adaptés aux activités modernes : Le modèle des 40 heures, né à l’ère industrielle, n’est plus optimal pour la productivité de l’ère numérique. Les dirigeants doivent redéfinir les horaires en fonction des résultats de performance plutôt que des structures héritées du passé.
  • Les jeunes générations redéfinissent les priorités professionnelles : Les milléniaux et la génération Z attendent des employeurs qu’ils fassent preuve de flexibilité et qu’ils leur apportent un soutien en matière de santé mentale. Les dirigeants qui intègrent des semaines de travail plus courtes et équilibrées auront un avantage pour attirer et retenir les jeunes talents très performants.

Alexander Procter

avril 20, 2026

13 Min

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