Pénurie de talents et faible taux de rétention dans les fonctions financières
Un message clair émerge des départements financiers du monde entier : de moins en moins de personnes souhaitent occuper des fonctions financières traditionnelles, et celles qui le font ne restent pas longtemps. Le recrutement et la fidélisation des talents se transforment en un problème à long terme, en particulier dans les domaines de la comptabilité fournisseurs (AP) et de la comptabilité clients (AR). Le cycle est le suivant : le travail répétitif engendre le désengagement des employés, le désengagement conduit à un taux de rotation élevé, et la rotation fait augmenter les coûts, d’environ 10 600 euros par employé en Europe. C’est du gaspillage, et le gaspillage ne devrait pas être toléré.
Le travail de débutant en finance est aujourd’hui figé dans une ornière. Il est trop souvent fait de feuilles de calcul, de saisies manuelles et de répétitions de tâches. Ce n’est pas seulement inefficace, c’est aussi peu stimulant. Les professionnels de la génération Z qui arrivent sur le marché du travail veulent plus que la routine. Ils recherchent un but, une croissance et la possibilité d’avoir un impact rapidement. Si nous continuons à leur proposer des tâches fastidieuses et peu valorisantes, ils iront voir ailleurs, et c’est ce qu’ils font.
Le constat est simple : si les rôles ne changent pas, les gens changeront. Et comme les pénuries de main-d’œuvre se poursuivent, la pénurie de talents financiers qualifiés réduit les marges. N’oublions pas que la finance n’est plus seulement une fonction de back-office. Elle est le moteur de la réflexion stratégique et de la planification des activités. L’entraver par des flux de travail obsolètes est un obstacle à tout progrès sérieux.
Les lois européennes sur la facturation électronique accélèrent les besoins d’automatisation
Les réglementations européennes évoluent rapidement. À partir de janvier 2025, l’Allemagne rendra obligatoire la facturation électronique pour les transactions interentreprises. La France et l’Espagne suivront en 2026. Si votre entreprise est présente sur l’un de ces marchés, peu importe où se trouve votre siège social, vous devrez vous y conformer. Ce mouvement en faveur de la facturation électronique n’est pas une suggestion. C’est la loi. Et cela ne saurait tarder.
L’ère des factures papier et de l’enregistrement manuel est donc révolue. Les entreprises qui n’adoptent pas les systèmes électroniques s’exposent à des pénalités et perdent toute visibilité sur leurs flux de trésorerie. Il ne s’agit pas d’un changement mineur de procédure. Il s’agit d’un changement dans la façon dont les finances fonctionnent au niveau des systèmes. Toutes les équipes qui utilisent encore des flux de travail manuels devront évoluer sous peine d’être rapidement distancées.
Mais la conformité n’est que le point de départ. Le véritable avantage apparaît lorsque les entreprises tirent parti de ces mandats réglementaires pour repenser entièrement leurs processus. Abandonnez l’inefficacité. Mettez en œuvre l’automatisation non seulement pour respecter les règles, mais aussi pour améliorer le fonctionnement général de la finance. Des données plus propres, une meilleure surveillance, un traitement plus rapide, voilà le type d’infrastructure qui soutient la véritable innovation.
Pour les cadres dirigeants, il s’agit d’un point de décision. Investissez dès maintenant pour répondre aux exigences réglementaires et, dans le même temps, préparez vos équipes financières à fonctionner avec plus de précision, plus de perspicacité et plus de résilience. Il ne sert à rien d’attendre.
L’automatisation renforce l’engagement des employés en déplaçant leur attention
L’automatisation ne consiste pas à supprimer des emplois. Il s’agit d’éliminer le type de travail que personne ne veut faire. En finance, cela signifie mettre fin au cycle de saisie et de rapprochement des factures qui définit la comptabilité fournisseurs (AP) et la comptabilité clients (AR) depuis des décennies. Si l’on n’y touche pas, ces rôles restent répétitifs, difficiles à conserver et déconnectés de toute mission stratégique. Si vous mettez en œuvre l’automatisation, ils commencent soudain à ressembler à quelque chose d’entièrement différent, à des postes axés sur les relations avec les fournisseurs, les prévisions et l’exercice d’un véritable jugement.
Ces changements sont importants. Parce que les personnes qui entrent dans la finance ne veulent pas passer leur début de carrière à effectuer des tâches administratives répétitives. Et ils ne devraient pas avoir à le faire. Ils veulent apprendre, prendre des décisions, conduire le changement, et ce dès le premier jour. Lorsque l’automatisation des processus prend en charge les tâches prévisibles, elle libère les équipes pour qu’elles contribuent dès le départ à des résultats de plus grande valeur.
Ce changement ne profite pas seulement aux nouveaux embauchés. Elle améliore la qualité et la souplesse de l’ensemble de la fonction financière. Donner de meilleurs outils à des personnes intelligentes permet une meilleure analyse, une collaboration plus étroite avec d’autres équipes et des décisions commerciales plus rapides. Cela permet également de réduire le taux de rotation, car le travail devient plus gratifiant. Et du point de vue du leadership, cela crée une boucle de rétroaction, des rôles plus forts attirent des talents plus forts, ce qui produit des résultats plus forts. C’est là que réside le véritable avantage. C’est la différence entre un centre de coûts opérationnels et un levier de performance.
L’automatisation améliore la productivité et le moral des équipes financières
La lenteur des logiciels et les processus manuels frustrent encore de nombreux professionnels de la finance. La plupart des gens savent où se situent les points douloureux, mais la question est de savoir si quelqu’un fait quelque chose pour y remédier. L’étude de Ricoh Europe le confirme : un tiers des employés européens n’ont pas accès aux outils d’automatisation qu’ils souhaitent. Les directeurs financiers affirment également que le sous-investissement dans l’automatisation est l’un des principaux obstacles à la productivité. Ainsi, alors que les attentes ne cessent de croître, les systèmes de soutien n’ont pas suivi.
C’est exactement ainsi que se développe l’épuisement professionnel. Si vous êtes directeur financier ou PDG, vous devriez vous en préoccuper, car le désengagement n’est pas seulement mauvais pour le moral, il est aussi coûteux à résoudre. Les équipes coincées dans des tâches que les logiciels devraient déjà prendre en charge sont non seulement plus lentes, mais aussi moins précises, moins motivées et plus susceptibles de partir. Et si les talents financiers s’en vont, vos performances en matière de conformité, de reporting et de gestion de la trésorerie s’en trouvent affaiblies.
Heureusement, la trajectoire est en train de changer. Plus d’un tiers des responsables financiers déclarent aujourd’hui donner la priorité à l’automatisation qui améliore les flux de travail, et pas seulement les rapports. Cette priorité aide les équipes à passer de la réactivité à la proactivité. Elles peuvent se concentrer sur les questions stratégiques, et non sur le travail de nettoyage. Les résultats ? Moins d’erreurs. Des cycles plus rapides. Un engagement plus fort. Vous n’aurez plus besoin de courir après la productivité lorsqu’elle résultera d’un investissement bien placé.
L’automatisation, moteur essentiel d’une fonction financière résiliente et prête pour l’avenir
L’avenir de la finance n’est pas défini par le nombre de transactions que vous pouvez traiter. Il se définit par la capacité de votre équipe à transformer les données en actions. L’automatisation est ce qui vous permet d’y parvenir. Elle permet à la finance de sortir du mode maintenance et de jouer un rôle central dans l’exécution stratégique. Elle réduit les erreurs, normalise les processus et permet aux employés de se concentrer sur l’analyse, les prévisions et la prise de décision plutôt que sur des tâches improductives.
Avec l’évolution des réglementations et la volatilité croissante des marchés, les fonctions financières doivent être plus souples. L’automatisation offre cette flexibilité aux équipes. Elle réduit le bruit et les tâches manuelles qui ralentissent les entreprises et ouvre la voie à une planification dynamique, à un alignement interfonctionnel et à une meilleure intelligence financière. Vous ne pouvez pas construire une entreprise tournée vers l’avenir avec des feuilles de calcul obsolètes et des systèmes déconnectés.
L’enjeu va au-delà de la simple performance opérationnelle. Les professionnels de la finance d’aujourd’hui, quelle que soit leur génération, veulent des postes où ils contribuent directement à la croissance. Ils n’acceptent pas un modèle où la finance se contente de rendre compte de la performance. Ils veulent contribuer à la définir. Les entreprises qui modernisent leurs fonctions financières par l’automatisation attirent et retiennent ces personnes. Les entreprises qui ne le font pas prendront du retard, progressivement, puis soudainement.
Voici ce que cela signifie pour les dirigeants et les conseils d’administration : l’automatisation n’est pas une initiative technologique, c’est une initiative de leadership. C’est un choix de concevoir les rôles en fonction de l’impact des personnes, et non en fonction des exigences des processus. C’est aussi le moyen le plus direct de préserver les connaissances institutionnelles, de réduire le risque d’attrition et d’assurer la cohérence qu’exige la finance moderne. Attendre, c’est rattraper le temps perdu. Investissez tôt, et vous aurez une longueur d’avance.
Principaux enseignements pour les dirigeants
- Les rôles des talents perdent de leur pertinence si rien ne change : Les postes de débutants en finance avec des tâches manuelles lourdes entraînent un turnover et dissuadent les nouveaux talents. Les dirigeants devraient moderniser les flux de travail pour réduire l’attrition et attirer des professionnels motivés.
- La réglementation impose la préparation au numérique : La facturation électronique obligatoire sur les principaux marchés de l’UE rend l’automatisation non négociable. Les dirigeants doivent agir rapidement pour garantir la conformité et éviter les pénalités opérationnelles ou les perturbations de trésorerie.
- Les rôles stratégiques requièrent l’automatisation : L’automatisation des tâches financières répétitives permet aux professionnels de contribuer aux prévisions, à l’analyse et à la planification stratégique. Les entreprises qui redéfinissent les rôles en fonction de l’impact amélioreront la rétention et la valeur de l’équipe.
- La surcharge administrative nuit à la productivité et au moral : Un tiers des employés n’ont pas accès aux outils d’automatisation, ce qui entraîne un désengagement et un manque d’efficacité. Les dirigeants devraient investir dans des technologies qui libèrent les équipes pour qu’elles se consacrent à des tâches valorisantes et épanouissantes.
- L’avenir de la finance est axé sur la connaissance et les personnes : L’automatisation est essentielle pour transformer la finance d’un centre de coûts en un partenaire stratégique. Les organisations qui agissent maintenant constitueront des équipes plus agiles et se protégeront à long terme contre les risques liés aux talents et aux opérations.


